Je m'appelle Mel. Avant l'agilité, j'ai passé des années dans la musique : chargée de production, développement d'artistes. Un métier où l'on planifie tout — et où plus rien ne se passe comme prévu.

Un artiste qui annule trois jours avant. Une salle qui se désiste. Un budget qui bouge. Un album qui prend une direction que personne n'avait anticipée. On apprend vite qu'un planning parfait sur le papier ne survit pas au contact du réel. Ce qui compte, ce n'est pas le plan : c'est la vitesse à laquelle on s'adapte quand il tombe.

Le déclic

Le jour où j'ai découvert les méthodes agiles, j'ai eu une sensation étrange : on avait mis des mots sur ce que je faisais déjà, à l'instinct, depuis des années. Avancer par petits pas. Montrer tôt. Écouter le retour. Corriger. Recommencer.

Sauf que là, c'était structuré, outillé, transmissible. Ce n'était plus de la débrouille — c'était une méthode.

Ce que je fais aujourd'hui

Je me suis reconvertie. Certification Scrum Master, puis un bachelor de cheffe de projet web et stratégie digitale, et aujourd'hui je poursuis vers un master en management des systèmes d'information.

Et pendant cette reconversion, j'ai découvert un deuxième problème : la manière dont on enseigne l'agilité est tout sauf agile. Des slides. Des cours magistraux. Des certifications qu'on obtient en deux jours et qu'on oublie en deux semaines. On apprend une méthode de l'adaptation… en restant assis à écouter.

La vision

Scruméo est né de là. L'idée est simple : et si on apprenait l'agilité comme on l'applique ? En agissant. En se trompant. En recommençant. En courtes sessions plutôt qu'en séminaire de huit heures.

Pas un cours en ligne de plus. Un endroit où l'on se met dans la peau d'une équipe, où l'on prend des décisions, où l'on voit ce qu'elles produisent — et où se planter ne coûte rien.

Parce que l'agilité n'est pas un vocabulaire à réciter. C'est une façon de travailler. Et une façon de travailler, ça se pratique.